CARRIERE

Mon parcours scolaire

C’est la rentrée des classes, bonne rentrée à toutes et à tous !  Je n’ai même pas besoin de sortir de chez moi pour sentir le rythme de vie qui change. Rien qu’en ouvrant ma fenêtre, je peux entendre les enfants allants à l’école. Quand j’étais petite j’adorais la rentrée des classes. Dès mi-août, avec ma petite sœur, presque toutes nos activités tournaient autour de la rentrée. On jouait à la maîtresse, on faisait de fausses listes de fournitures scolaires, on choisissait les personnes que l’on voulait absolument dans notre classe, on retravaillait notre garde robe… Chaque année avait son lot de résolutions qui ne tenaient pas plus de deux semaines. Cette excitation lorsqu’on arrivait à l’école et qu’on découvrait sa nouvelle classe. Il y avait toujours deux trois personnes qui avaient totalement changer de look, quelque nouveaux et l’espoir que cette année, des choses incroyables nous arrivent.

Je profite donc de cette rentrée des classes pour vous parler de mon parcours scolaire et de ma relation avec l’école. C’est parti !


L’ECOLE ET MOI

De la primaire à la terminale

Ma relation à l’école

J’ai toujours adoré l’école, j’ai toujours adoré apprendre. Mes matières préférées étaient les maths, la chimie et les langues. J’avais de grande facilités, ce qui a rendu mes années d’école plutôt simples. Je faisais parti des élèves qui n’avaient qu’à écouter en classe pour comprendre. Je travaillais très peu, je faisais mes devoirs en 5 minutes (quand je les faisais). J’étais l’élève bavarde mais gentille, avec de bonnes notes, très souvent déléguée de classe. Mon point faible : le “par cœur”. J’apprenais vite et sans grand effort, mais je détestais apprendre par cœur. Ce qui fait que, quand cela était nécessaire, je m’y prenais à la dernière minute, en me jurant chaque début de nouveau trimestre de ne plus recommencer.

Je n’étais pas l’archétype, ni de l’intello, ni de la populaire. Je dirais que j’étais juste au milieu. J’étais très sociable, pote avec tous les groupes, toujours à aider une personne en maths ou en physique. J’étais contente d’avoir de bonnes notes mais je ne prenant pas l’école trop au sérieux. Avoir des facilités me permettait de ne pas me mettre de pression pour travailler. Mon naturel joyeux et gentil, me permettait de faire quelques bêtises sans trop me faire punir. Je n’hésitais pas à dire quand je trouvais que les professeurs étaient injustes, mais je ne leurs manquais jamais de respect.  Pas d’heure de colle, pas de renvoi mais quelques mots pour bavardages.

Les premières difficultés scolaires

Les difficultés sont apparues en entrant en première. J’ai choisi la filière scientifique, plus pour avoir le choix, que pour une quelconque vocation. La quantité de travail avait augmenté. Là où j’étais habituellement excellente, les mathématiques, les cours devenaient plus difficiles à comprendre. Malheureusement je n’avais jamais appris à travailler. Je n’avais jamais appris à faire un réel effort pour comprendre. Je n’avais jamais eu à être 100% attentive pour m’en sortir. Alors qu’est ce que j’ai fait ? Pas grand chose, parce que malgré tout je m’en sortait pas mal. J’ai laissé de côté les matières où il fallait apprendre un peu trop par cœur comme l’histoire-géographie ou la biologie. Je jonglais avec les devoirs maisons, les interros et les contrôles pour que ma moyenne reste correcte. Quand on relit mes bulletins ce qui ressort c’est : un dynamisme et une bonne participation à l’oral mais peut mieux faire. 

Je tiens à préciser que mes notes restaient bonnes malgré tout, mais que par rapport à mes capacités, il y a eu une réelle baisse de niveau. Je me dois de spécifier cela car le début de mes études supérieures découlent de mes notes en de première et terminale. Et j’ai tout de même été prise dans une filière assez sélective. Je passe sur le bac, pour lequel je n’ai absolument rien fichu dès que j’ai compris que cela ne changerait rien à l’école où je serai prise.


Les études supérieures

Les classes préparatoires, les concours

J’ai démarré mes études en classes préparatoires, dans un lycée faisant parti des 15 meilleurs de France. J’y ai fait 3 ans sans réussir les concours. C’est le premier réel échec que j’ai pu vivre. La faute à qui ? A moi. J’ai beau eu lire des milliers de choses sur les classes préparatoires, rien ne pouvait me préparer à la réalité autre que de la vivre.

Avais-je les capacités pour réussir en classe préparatoire ? Oui, complètement. Avais-je la maturité pour réussir en classe préparatoire ? Non, absolument pas. Cette maturité elle n’est pas que de ma responsabilité. Je m’explique. La plupart de mes camarades de classes venaient de lycée où, le rythme de travail était proche de ce que l’on retrouve en prépa. Ils avaient déjà plusieurs interros en semaine et contrôle tous les samedis matin. De mon côté c’était quelques contrôles durant le trimestre et tout le reste les 2 dernières semaines avant le conseille de classe. J’avais donc pris l’habitude, de me la couler douce 5 semaines et de bosser 2 semaines. Alors pour cela je blâme mon lycée, lycée classé parmi les derniers, chez les moins que rien, où l’on se moquait bien de où tu finirais.

Mais de mon côté, je n’étais pas prête. La rigueur que demande la prépa je ne l’avais pas, le sens de l’effort non plus. Alors le début de chaque année se passaient bien et puis c’était la dégringolade. La quantité de travail évoluait de manière exponentielle et je n’arrivais pas à tenir le rythme. Chaque semaine je me jurais que je rattraperai mon retard et que je bosserai à fond. Malheureusement, chassez le naturel et il revient au galop. Je me retrouvais avec toujours plus de retard, en manque de sommeil, sans jamais réussir à comprendre un chapitre jusqu’au bout. J’étais en souffrance en permanence, abondant à chaque instant, en espérant pouvoir réussir tout de même par je ne sais quel miracle. Je ne regrette pas d’avoir fait ces années de prépas car j’ai découvert mes limites et mes points faibles, j’y ai rencontré des personnes formidables. 

Première année à l’université, la L2

Ensuite je suis allée à l’université, une très bonne université française en sciences. J’aurais pu m’inscrire en L3 mais j’ai choisi de m’inscrire en L2. Au moment où je l’ai fait, je ne savais pas vraiment pourquoi je le faisais, mais au vu de l’année que j’ai passé, c’était la meilleure décision à prendre. J’ai fait une dépression après la prépa, je me suis renfermée sur moi même pendant presque 1 an. J’ai pris un studio près de l’université, enfin un garage transformé en studio. Je suis allée aux premiers amphis et premiers TDs et ensuite j’ai séché tout le reste. Je vivais en décalé en me nourrissant n’importe comment, calée sur mon ordinateur en permanence. J’avais perdu confiance en moi, je m’en voulais et j’étais complètement perdu par rapport à mon avenir.

Comment je m’en suis sortie ? J’ai retrouvé une amie qui était avec moi en première année de prépa, elle m’a présenté son groupe de potes. Malgré mes nombreuses absences elle et ses potes, non jamais cessé de me convier à leurs soirées. J’y allais de temps en temps, puis j’ai fini par faire parti du groupe. Ce sont des personnes que je ne remercierai jamais assez. Ma grande sœur m’appelait pour me proposer de passer du temps avec elle et mes neveux. Enfin la chimie, au second semestre il y avait beaucoup de chimie et j’adorais ça, alors j’y suis allée. Cela m’a d’ailleurs sauvé mon année car je devais trouver un stage. J’ai envoyé un email à tous mes professeurs et c’est ma prof de chimie qui m’a créé un stage dans son labo, car j’avais de bonnes notes dans son cours et que je participais beaucoup.

Au niveau scolaire le premier trimestre je n’ai fait qu’avec mes souvenirs de prépa et j’ai loupé pas mal d’interro j’ai eu quelque chose comme 9,5 de moyenne. Par contre au deuxième semestre avec mon stage où j’ai eu 19, et mon amour pour la chimie, ma moyenne était bien meilleure. 

Deuxième année à l’université, la L3

Après la L3, cette fois ci, en résidence étudiante. J’allais, aux amphis qui me semblaient utiles et quasiment à tous les TDs. Je me suis fait de nouveaux amis. J’avais repris mon habituel rythme de lycée, qui s’adaptait très bien à celui de la fac : quelques interros et exposés durant le semestre et tous les examens à la fin. Le niveau d’effort que me demandait la fac était bien en dessus de celui de la prépa. J’ai donc fini 3ème de ma promotion sans me fouler le poignet. Cela m’a redonné un peu de confiance en moi. Je faisais de nouveau parti des meilleurs, ce qui n’était pas du tout le cas en prépa. J’avais même un peu d’égo, à la fac j’étais que de passage, je valais un peu mieux que ça. J’étais stupide de penser somme cela, mais ça me rassurait, après mon échec, de me survaloriser.


Entrée en école d’ingénieur, le master

Lors de la L3 j’ai déposé des dossiers de candidatures dans différentes écoles d’ingénieur. Résultat, j’ai été prise dans l’école classé numéro 1 au concours que j’ai raté en prépa. Quelle revanche ! J’étais tellement heureuse. J’y ai fait un master, soit 2 années. Là-bas j’étais à ma place, je ne me suis jamais autant senti à ma place.

Je bossais très peu, parce que la dose de travail n’était pas énorme, mais aussi parce que les cours étaient bien plus intéressants et que ça ressemblait moins à une punition. La partie pratique avait beaucoup plus de sens et chaque année il y avait un stage à effectuer, stage que j’ai trouvé très enrichissants. Mais ce qui rythmait réellement mon année c’était les associations auxquelles je me suis inscrites et les soirées / sorties / activités de l’école. J’ai fait de nouvelles rencontres et c’est là que j’ai rencontré une grande partie des personnes qui constituent mon groupe d’ami.

Finalement sur ces 2 années il n’y a pas grand chose à dire, car elles ont principalement consisté à faire la fête et à se faire de plein de potes. J’étais mentalement sur un petit nuage et je ne voulais pas que ça s’arrête. La preuve c’est que j’ai continué à aller aux soirées de cette école encore 2 ans après l’avoir quittée.  La seule chose négative c’est que ma formation me tournait vers de la R&D et ce n’est pas ce que je voulais faire. J’étais peu angoissée car je savais ce que je ne voulais pas faire mais pas ce que je voulais faire. J’avais de nouveau peur pour mon avenir. 


Pour finir l’école de commerce, le mastère spécialisé

Et enfin, oui on arrive à la fin, j’ai tenté les concours pour entrer en master spécialisé en école de commerce. Résultat j’ai été prise dans une des meilleures écoles de commerce de France. Le Graal ! Soirée, nouveaux potes, cours intéressants et bien sûr le réseau. J’ai découvert ce qui me plaisait vraiment, ce que je voulais faire de ma vie, j’étais sauvée.

J’ai rencontré des personnes sympas avec qui je me suis bien entendu, mais avec qui je me sentais légèrement moins à l’aise qu’avec mes amis d’école d’ingénieur. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais, il fallait se donner un peu une image. Je ne dis pas que les gens étaient faux, mais que j’étais un peu décalée par rapport à eux. Aussi il y avait l’argent. Je ne viens pas d’une famille aisée mais durant mes études supérieures j’étais boursière et j’ai travaillé à côté pour avoir des sous. Mais leur manière de dépenser n’était pas la même, ce qui me faisait me sentir toujours plus pauvre. Cela n’enlève rien aux qualités des gens que j’ai rencontré. Mais c’était une réalité. 


Voila, j’ai fini mon stage de fin d’étude en Janvier 2018, j’ai eu un cours à rattrapé en mars-avril (petit soucis de santé de rien du tout l’année précédente) et j’ai été diplômé en octobre 2018. 4 diplômes, bac, licence, master et master spé, 8 années d’études, prépa, fac, école d’ingé, école de commerce et depuis des entretiens, des entretiens, des entretiens mais rien de concret. Il parait que c’est le trajet qui est important et non pas la destination ou encore que ce n’est pas ce que l’on fait qui compte mais ce que l’on devient. Alors j’essaie de rester positive et je fais de mon mieux pour que ce temps qui passe, ne soit pas qu’une attente sans fin, mais un période de ma vie où j’aurais réalisé plein de choses que je n’aurai pas pu faire autrement. 

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