CARRIERE

L’évolution de mon niveau d’anglais

Aujourd’hui dans de nombreuses offres d’emploi ou même de stage, on demande un bon niveau d’anglais. Cela fait qu’à l’école l’anglais est une matière qui a beaucoup d’importance. J’ai toujours trouvé que cette matière nous était très mal enseignée. On a tous appris notre langue maternelle sans savoir écrire, seulement en répétant. Apprendre une nouvelle langue devrait être basé sur le même principe : 95% d’oral et 5% d’écrit, les premières années. Mais ce n’est que mon avis.

De mon côté mon apprentissage et donc mon niveau d’anglais n’a pas été constant. Et pourtant aujourd’hui je me retrouve avec un niveau d’anglais plutôt bon. Sur l’échelle européenne CECRL cela correspond à un niveau C1/C2. Au cas où cela vous intéresse je vous mets un lien vers l’échelle ici. Les niveaux du plus faible au plus haut sont : A1, A2, B1, B2, C1 et C2.

Concrètement Je comprends très bien l’anglais, je peux regarder un film ou une série sans sous-titre et comprendre toute l’histoire. Cela ne veut pas dire que je comprends tous les mots. Mais, mon niveau est assez bon pour que les mots manquants ne m’empêchent pas de comprendre l’essence de chaque phrase. Mon oral est moins bon. Ma syntaxe n’est pas parfaite et le vocabulaire n’est pas toujours aussi précis que souhaité. Mais je n’ai pas de soucis à tenir une conversation. Je fini toujours par trouver un moyen détourné pour me faire comprendre. A l’écrit c’est là que ça se gâte, mon niveau est nettement moins bon et cela s’explique par la manière dont j’ai appris l’anglais. Alors sans plus attendre je vous explique tout. 


MON NIVEAU D’ANGLAIS DE LA MATERNELLE A AUJOURD’HUI

La maternelle et le primaire

Ma mère à toujours su que l’anglais était très important. Dès l’âge de 3 ans,  elle nous faisait apprendre l’anglais à la maison. Elle utilisait des livres pour petits, avec des images et des collages. Ensuite elle nous a inscrit à un cours d’anglais en grande section de maternelle. Si je me souviens bien nous avions cours toutes les deux semaines. Puis je suis rentrée à l’école primaire l’anglais nous a été enseigné en classe à partir du CM2, une fois par mois.

Cette partie de mon apprentissage était très basique : on apprenait des mots grâce à des images. Le but n’était pas de faire des phrases mais d’acquérir un peu de vocabulaire. Je me rappelle avoir appris le mot chèvre “goat”. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis toujours demandé pourquoi commencer par la chèvre sur toute la liste des animaux existants. Durant cette période les cours étaient si espacés que leur efficacité n’étaient pas très grande. 

Le collège, de la 6ème à la 4ème

Durant ces années, comme pour le lycée, je peux très clairement dire que “les bons profs font les bons élèves”. Mon niveau était à la hauteur de la pédagogie et du sérieux du professeur. Ma prof de sixième était très exigeante, mais peu pédagogue à mes yeux. Elle mettait beaucoup l’accent sur les règles de grammaire, ce qui, quand tu connais 60 mots ne sert pas à grand chose.

En cinquième j’ai eu une prof plutôt neutre. On travaillait déjà plus sur le vocabulaire, mais elle ne cherchait pas à faire progresser la classe, elle venait faire son cours et puis c’est tout. Mon niveau s’est amélioré légèrement dû au nombre de mots appris.

En 4ème c’est le trou noir aucune idée de qui était mon professeur d’anglais.

Le collège, la 3ème

Par contre en 3ème tout a changé. J’ai eu une des meilleures profs d’anglais de toute ma scolarité. Pour elle, il était clair que personne ne resterait à la traîne. Sur un cours de 2h on passait quasiment 1h45 à parler sans toucher un seul stylo. Tout le monde devais participer, même pour répéter ce qui avait été dit. Les devoirs étaient simples apprendre par coeur le vocabulaire depuis le début de l’année et faire les exercices sur la leçon de grammaire du cours précédent. Chaque début de cours, elle interrogeait au moins 4 personnes, donc, tout le monde apprenait son vocabulaire et faisait ses devoirs. Elle était intransigeante, personne n’était un touriste dans sa classe. Mais à côté de ça, elle était tout le temps en train de noter les progrès de chacun et de félicité les efforts fournis.

Cela fait, qu’à la fin du collège, mon niveau d’anglais à fait un bond. Mon vocabulaire s’est étendu et ma syntaxe s’est nettement améliorée.

Le lycée

Ensuite je suis arrivée au lycée, avec en seconde une prof tout aussi géniale. Elle avait à peu près les mêmes méthodes de travail pour les mêmes résultats. J’étais tellement heureuse que je voulais devenir bilingue avant la fin du lycée.

C’était sans compter sur mes professeurs de première et terminale. En première j’ai eu une prof très gentille mais franchement pas très utile. les cours étaient tous construit de la même manière. On avait un texte ou une photo et ceux qui en avaient bien envie levaient la main pour faire de phrases. On exploitait le support sur 5-6 séances. Puis il y avait contrôle. Pour avoir 12 il suffisait d’apprendre par coeur les quelques phrases écrites dans le cahier et les ressortir. On apprenait rien on ne faisait pas beaucoup d’anglais. J’ai perdu une bonne partie de mon vocabulaire et de ma motivation à devenir bilingue.

Et puis le clou du spectacle c’est en terminale. La prof n’était jamais là et quand elle était là elle nous faisait rapidement un petit contrôle pour qu’on ait au moins une note. Je n’ai pas parlé anglais de l’année, et évidemment je n’ai rien appris. J’en suis certaine, j’étais meilleure en 3ème qu’en terminale. 

Les classes préparatoires

Après le lycée, la prépa. En première année de prépa j’étais inscrite en anglais LV1. J’ai réalisé a quel point j’étais en dessous du niveau requis. Mes camarades de classes étaient bien meilleurs que moi, vraiment bien meilleurs. J’avais tout à réapprendre. Alors pour progresser j’ai demandé à assister au cours d’anglais LV2, en plus du cours de LV1. Même là-bas j’étais mauvaise. De quoi vous faire démoraliser. J’y ai fait des progrès mais invisible par rapport au niveau attendu. J’ai donc décidé d’aller 4 semaines en famille d’accueil en Angleterre avec 3 heures de cours le matin,  pour progresser. Ca a marché un peu, au lieu de 4/20 je montais à 8-9/20, ce qui en prépa est un réel miracle. Malheureusement l’anglais n’était pas ma priorité et je ne le travaillais pas assez pour continuer à progresser.

L’université

Arrivée à l’université, j’ai du passer des tests pour découvrir mon niveau d’anglais, résultat  j’étais à un niveau A2. Pour information, le niveau attendu d’un élève de terminale est B2, j’étais donc bien en dessous. Comme vous le savez si vous avez lu mon article sur mon parcours scolaire, la première année d’université, je ne suis pas allée en cours. J’ai passé ma vie sur mon ordinateur en particulier sur youtube.

A cette époque youtube était à 85% en anglais. Alors je regardais des vidéos en anglais. Je regardais beaucoup de talkshow en particulier the tyra banks show. Grâce au titre de la vidéo je savais de quoi l’épisode traitait. Au début il m’arrivait de ne pas comprendre des phrases entières. Mais quand vous passez 12h par jour immergé dans l’anglais vous progressez sans vous en rendre compte. Évidemment j’avais déjà des bases, je connaissais la structure des phrases et les temps, je pouvais dire où était le verbe la plupart du temps. J’ai réalisé que mon niveau était meilleur grâce au streaming. Je regardais des série en VOSTFR, en anglais avec les sous-titre en français. Mais dans le streaming il y a toujours des bugs et parfois les sous-titres s’arrêtaient. Malgré l’absence de sous-titres je comprenais tout de même les dialogues. J’avais donc bien progressé en anglais.

Ensuite je suis entrée en école d’ingénieur, nouveau test de niveau, résultat niveau C1. Le plus fou pour moi c’est que je n’avais même pas fait d’effort pour atteindre ce niveau. Mais les tests de niveau sont basés essentiellement sur de la compréhension. J’ai donc toujours eu un écart entre mon niveau de compréhension et mon oral car je ne m’exerçais pas à parler et un écart entre mon oral et mon écrit car la plupart des mots que j’avais appris entre l’université et l’école d’ingénieurs, je ne les avaient jamais vu écrits.
Mais la preuve en était là, en regardant uniquement des vidéos, avec quelques bases, j’ai bien plus progressé en anglais que durant 15 ans d’apprentissage de la maternelle au lycée.

Et aujourd’hui

Aujourd’hui  je continu a progresser grâce à plusieurs actions qui consistent à :

  • Voir beaucoup de vidéo en anglais sur youtube, donc pas de sous-titre
  • Regarder Netflix avec les sous-titres en anglais 
  • Lire des articles, des livres et des commentaires en anglais
  • Me parler à moi-même en anglais 70% du temps

Résultat mon niveau est C1/C2. 

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